Ce que je veux dire, c’est que les chrétiens connaissent parfaitement la vérité, mais qu’ils y adjoignent des préceptes de leurs traditions pour les associer avec ce qui ne peut jamais être uni. Cela est élémentaire, on ne peut pas être divisé en soi même de telle sorte d’être à la fois le fils d’un tel mais aussi celui d’un autre. Cette paternité ajoutée qui va à l’encontre de la pure logique et donc indéfendable. Les chrétiens disent que nous sommes enfants de Dieu et ils savent que nous sommes tous frères, en cela ils connaissent la vérité ; mais que font-ils avec cette exactitude ? Ils l’ajoutent à la paternité de l’homme et c’est ainsi qu’ils additionnent le mensonge avec la vérité, car comment pourrions-nous être tous frères si l’homme était notre père ? Ou comment pourrions nous fraterniser chacun sa maison ? Ne faut-il pas que ce soit uniquement Dieu notre paternel, si nous voulons être reconnu pour ses enfants ainsi que pour des frères et des sœurs avérés [...]
L’homme veut rêver qu’il est le fils de l’homme, c’est pour cela qu’il détruit la terre, parce il ne peut rien faire de vrai ni de bon dans cette mystification. On ne peut pas modifier l’ordre de la création sans en subir les aléas, c’est ici que Dieu (allégoriquement) a mis en garde Adam, car cette connaissance conduit au trépas, c’est un fruit mortel pour les dieux que de changer l’agencement [...]
Il n’y a pas d’exigence pour faire partie de la famille divine, sinon une conversion en ce fondement éternel, nous sommes entièrement libres. Pas besoin non plus d’église, puisque chaque dieu est un temple pour l’Esprit de Dieu ; ni même de religion, parce que nous sommes un seul corps naturellement unis de part notre filiation et notre amour [...]
Le clergé voulant garder sa suprématie parmi les hommes, n’a pas voulu que le royaume de Dieu soit fondé sur la terre, parce que la domination que l’église exerçait y trouverait aussi sa fin. Voici pourquoi elles, les églises, ont dédaignés le Chemin qui traverse la chair pour aboutir dans le cœur de Dieu, et faire de tous les hommes, des dieux fils de [...]
Les hommes sont attachés à la condition charnelle qui provoque inévitablement leur division et l’impossibilité de réaliser la vraie fraternité ; ils n’imaginent à aucun moment faire partie d’une seule et même famille, c’est donc cette position qui les oblige à vivre comme des étrangers les uns des autres, parce qu’ils ont aveuglement foi en elle dans un parfait [...]